• Les Ombres qui planent

     

     Elles m’effleurent, me traversent sans que j’y prenne garde, car, mon esprit surfe déjà sur d’autres pensées, d’autres réflexions. Et puis, elles reviennent, tournoient, insistent et je m’éveille à elles, les accueille enfin.

    Les Ombres qui planent

     Mes proches ascendants : parents, grands-parents et arrière-grands-parents ont lourdement subi les Grands Malheurs. Il est insensé de supprimer l’étude de l’Histoire à l’école. Ce n’est pas une matière facile à enseigner, car la frontière avec le politique est ténue, mais, néanmoins, elle apprend aux générations futures les conséquences dramatiques des actes de quelques politiciens qui se croient super intelligents. En fait ce sont des criminels qui tuent des millions de gens. 

    Les Ombres qui planent

    Cela commence fort mon article. Il me semble que, dans ma tête mes pensées étaient plus diplomatiques. Après tout, je ne rectifie pas. Que je m’exprime ! Pas dans le style grossier et agressif de twitter. Non merci, je ne suis pas lâche.

    Les Ombres qui planent 

     J’adore l’Histoire. Je m’y suis introduite enfant, par un biais non scolaire : Dumas avec « Les Trois Mousquetaires » (lu et relu, même devenue trentenaire), « Vingt ans après » et « Le Vicomte de Bragelonne » Un voyage littéraire jamais assouvi. A la retraite, j’ai même entrainé mon mari dans la lecture des nombreux ouvrages de Jean d’Aillon, Jean-François Parot avec son héros récurrent : Nicolas Le Floch (on arrive à la Révolution : aïe ! aïe ! aïe ! Que va-t-il devenir ?) et Robert Merle et sa série « Fortune de France ». Avec ces auteurs, je plonge et replonge dans le XVIIème siècle, le XVIème siècle, le XIVème siècle (avec Jean d’Aillon).

    C’est ainsi que cela a commencé. Mon esprit est enfin libéré du « métro, boulot, dodo » et je le laisse vagabonder à sa guise. 

     

    Mais, je pérore, je pérore et je n’ai toujours pas abordé le sujet qui me préoccupe et préoccupe sans doute un certain nombre de contemporains.

    Les Ombres qui planent

    -« C’est c’la ! Tu as peur d’aborder le sujet ?

    - Ben …

    - Tais-toi et clavarde ! »

     

    Purée ! Il va me commander, lui ! (mon esprit, bien sûr).

     

    Il y en a une qui miaule en bas, parce qu’elle veut manger autre chose que les croquettes. Elle me déconcentre cette petiote.

    Je pense que je vais faire une pause. Mon esprit est trop indiscipliné. 

     

    Il est vrai que j’ai toujours eu peur de m’exprimer et pourtant j’explose souvent. A trop se contenir on fabrique des bombes à retardement. Heureusement, que mes parents m’ont bien appris la politesse.

    Les Ombres qui planent

    L'atmosphère actuelle me rappelle vaguement un autre scénario qui s'est déroulé après la Grande Guerre et qui a engendré la Deuxième Guerre Mondiale.

    Les Ombres qui planent

     

    Mais tout d'abord replongeons-nous un peu dans l'Histoire (référez-vous à Wikipédia pour plus de détails). Quelques années après la guerre de 1870, Bismarck initia une première entente avec l'Autriche-Hongrie, la Duplice. L'Italie, fort mécontente de la France et de son expansion coloniale, notamment sur la Tunisie, s'allia avec l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie dans la Triplice La France s'allia avec la Russie et le Royaume-Uni dans la Triple Entente.

    A la suite du traité de Londres, le 4 septembre 1914, l'Italie quitta la Triplice. (L'Italie avait adhéré à la Triplice dans un but défensif et non offensif.

    Les Ombres qui planent

     Le 28 juin 1914 l'Archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie, fut assassiné à Sarajevo avec son épouse. Ainsi, l'Enfer se déchaîna sur la Terre.

     Les Ombres qui planent

    Je simplifie à l’extrême, juste pour éclairer ainsi qu’une bougie mes pensées sur le sujet qui me préoccupe. Une défaite implique une revanche. C’est humain. Pour ma part, je passe à autre chose en m’isolant pour éviter toute tentation revancharde.

      Les Ombres qui planent

    Pendant l’entre-deux guerres, les Américains ont investi en Allemagne. La France réclamait ses réparations et le Royaume-Uni spéculait contre le franc. Après le krach boursier de 1929, les Américains reprirent leurs investissements provoquant une catastrophe économique en Allemagne : 6 millions de chômeurs, des familles entières à la rue.

    Instabilité politique en France qui refuse de dévaluer sa monnaie, afin de s’aligner sur l’Amérique et le Royaume-Uni. Chômage, etc.

     

    Pour moi, les Américains sont responsables de la Deuxième Guerre Mondiale. Ils ont provoqué cette catastrophe économique en Allemagne. La France s’obstinait à réclamer ses réparations qui ne venaient pas, d’où l’occupation de la Ruhr. De quoi alimenté l’esprit revanchard.

    Les Ombres qui planent

    Les ombres planent.

     Le présent me rappelle le passé. L’arrivée massive d’immigrants sur le sol européen empêtré dans une crise économique et un chômage qui ne se résorbe pas, provoque un goulot d’étranglement. Un bout de temps que je pressentais le ras-le-bol italien. La montée de l’extrême-droite ne me surprend guère (souvenez-vous de Mussolini). En France, elle rue dans ses brancards, prête à partir au galop. En Amérique du sud, qui subit aussi une grave crise économique, le fascisme, le populisme ou quelque soit le nom que vous lui donnez, prend ses marques.

    En France, je remarque que les mentalités se ferment, se radicalisent. Les sectes anti ceci, anti cela, cherchent à imposer leur volonté de manières autoritaires sans respect pour l’opinion d’autrui. Comme en Amérique ! Il existe une autre culture. Bien sûr, quand on reste branché sur les réseaux sociaux au contenu pervers, agressifs, on ne risque pas de prendre le temps de se cultiver.

    La lecture, c’est bien, non ? J’ai serré les dents quand j’ai vu un jouet de mon Petit-Fils en forme de portable ! Il a un an !

     

    Va-t-il devenir un analphabète ?

    Les Ombres qui planent

     Ainsi planent les ombres sur mon esprit torturé d’angoisse. Que cela ne nous empêche pas de vivre !

     

     

     


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  • Bonne Année

     

    Bonne Année

    La tradition exige que l'on fête la nouvelle année. Quelle  réflexion stupide ! Même si l'âge et les déceptions accumulées s'insurgent, pourquoi rechigner à ce rite de passage. Le Jour de l'An, c'est comme les Anniversaires : on aime ou on n'aime pas. Néanmoins, je vais honorer la venue de l'année 2018. D'abord parce que j'aime bien les chiffres pairs. Ne me demandez pas pourquoi, c'est ainsi. Inutile d'appeler le psy de service !

    Bonne Année

     

    D'habitude, je boude au Jour de l'An, car j'ai oublié où j'ai rangé la poubelle de mes rancoeurs. Et si je dénichais sa cachette et allais la jeter dans le camion benne. C'est une méthode un peu longue : le camion ne passe qu'une fois par semaine et je risquerais d'aller récupérer mes rancoeurs. Je vais utiliser la poubelle de l'ordinateur : un premier clic pour supprimer les importunes et un deuxième clic pour vider la poubelle. Voilà, mission accomplie. Comment me senté-je ? 

    Ma respiration est un peu nerveuse car je viens d'avaler un expresso, mais, moralement, tout baigne et c'est l'essentiel.

    Bonne Année

    Ensuite .... je réfléchis ... un bain bien chaud en écoutant un livre audio. Le corps se détend, la respiration s'apaise et les bonnes pensées s'invitent. Me voilà prête à nous souhaiter la bonne année.

    Non ! Non ! Je ne vais pas changer de caractère ! Ainsi suis-je, ainsi je reste. Et vous de même.

    - "La vie est  une montagne russe ", m'objectez-vous.

    Je ne le sais que trop bien. Ma longue vie d'employée de banque minutieuse aime bien aplanir les choses et bannir les mauvaises surprises (comme les agressions à main armée, par exemple). La routine est si commode et si reposante. 

    La vie se n'est pas cela. Il y a des tempêtes, des tourbillons et enfin le calme qui revient et nous laisse exsangue tant nous avons été secoué.

    Nous ressassons nos ennuis, nos misères. Nos grandes peines qui blessent profondément notre âme démolissent nos défenses. 

    Que faire alors ?

    Bonne Année

    Se persuader que ce n'est qu'un mauvais moment à passer, que la vie continue et se répéter comme une antienne joyeuse et optimiste toutes nos joies.

    Ce que l'esprit fragile déteste avant tout, c'est la vacuité, d'où naît l'ennui et la tristesse. Occupons-nous à des tâches qui nous plaisent. Et cela ira mieux. 

    C'est ainsi que notre vie nous paraîtra meilleure. N'ai-je pas la chance d'être encore en vie ? De pouvoir goûter à de petites joies qui forment des ruisseaux, puis des rivières ?

    Je nous souhaite d'accumuler cette force qui nous permet de rire, de partager et d'oublier les avanies auxquelles nous ne pouvons échapper, mais que nous supporterons bravement.

    Bonne Année

    Voilà quels sont mes vœux.

     

    Bonne Année

     

     

     

     


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  • Joyeux Noël !

     

    Voici l'enième  blog. 

    Sauveur, petit-fils qui aura 5 mois demain, me remet dans une communauté familiale.

    Vous ne verrez pas ses photos.  

    C'est un petit bonhomme au caractère enjoué, impatient, très grégaire. 

    Il avale son biberon en moins de 3 minutes !  Si cela  avait été aussi rapide avec son père !   

    Etre grand-mère à la retraite est un privilège pour l'enfant !

    Mon fils n'a pas eu cette chance !  Ma mère n'aimait pas les enfants. Quoiqu'elle en eut trois. C'est ainsi, c'est la vie.

    A  bientôt 66 ans, je ne lui en veux plus. La rancœur ne sert à rien. Elle avait sa propre souffrance. Mon père et ma mère ne connaîtrons jamais leur arrière petit-fils.

    Je me réjouis d'organiser une fête à la maison.

    Le grand-père a oublié son racisme. Il accepte enfin sa belle-fille  métisse. 

    Moi, je ne m'en soucie guère. J'attache plus d'importance à la mentalité qu'à l'apparence.

    La magie de Noël revient avec nos tout petits.

    Mes enfants, pour des raisons économiques (immobilier moins cher à 10 mm de l'Yonne et à 1h30 de chez nous sans se presser) ont acheté une maison. Il vaut mieux rembourser un prêt pendant 25 ans que de payer un loyer. 

    Beaucoup de personnes sont obligées de s'éloigner  en province,  au delà de la grande banlieue. Imaginez leur galère pour venir sur Paris, chaque jour..... une moyenne d'une demi-heure pour aller jusqu'à une gare de TER qui fonctionne aussi mal que les RER.  (c'est la nourrice de mon peti--fils qui me l'a expliqué). Mes enfants circulent en  véhicules.

     

    Joyeux Noël !

     

    Je suis une inconditionnelle des diverses bibliothèques graphiques de Chantalou. J'ai picoré ce séparateur dans un de ces blogs.

    Joyeux Noël !  

     

    Ce blog restera minimaliste dans son apparence. 

     

    Joyeux Noël !    

     

    A bientôt !

     


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